« Dessine-moi une chronique » #lachronique

chronique "dessine-moi une chronique" avec image de ciel très nuageux

« Dessine-moi une chronique » #lachronique

(des moutons ça ira aussi)

Jeudi 5 heures #22/02/2024

 

 

Bonjour les yeux,

et bienvenue chez moi, dans ce petit bout de ma tête qui parle !

 

…qui parle pas beaucoup ce soir, enfin si, mais pas des trucs à dire et à lire de bon matin, et je ne veux pas vous plomber la journée tout de suite.

À la base je voulais vous mettre un grand :

 

« TU ES FORMIDABLE »

 

Pour motiver tout le monde, mais non. Pas en phase avec le mental du soir. Pas d’idée, ça sortait pas. Bon. Pas la bonne image. On va changer.

J’ai une petite collection d’images à chroniques. Je m’y promène, comme ce soir, à la recherche de la bonne vibration, jusqu’à trouver celle qui sonnera juste, celle qui fera sortir les mots. Ils finissent toujours par sortir, un peu comme ils veulent, d’ailleurs.

Faut pas croire que les mots obéissent tant que ça à celui (ou celle) qui les écrit. C’est plutôt l’inverse. C’est une sensation curieuse (les écrivants le savent), de n’être que le rédacteur des idées et des phrases qu’elles forment. L’idée globale naît bien dans nos têtes, mais ce qui sort sur le papier (ou l’écran), ce sont toutes les idées-enfants de cette idée initiale. Parfois totalement différentes, surprenantes ou déconcertantes. Comme des gosses, quoi.

 

Revenons à nos moutons : le ciel nuageux du psychisme fatigué et ralenti. Très bien, cette photo. La Franqui, 2023. C’est tout doux et plus joli. Ça fait voir la bouteille à moitié pleine, d’un coup.

C’est drôle, aussi, comme une promenade dans les images peut se révéler apaisante, un peu comme on feuillette le magazine des voyages Fram ou Nouvelles Frontières alors qu’on sait qu’on ne partira pas.

 

Pourquoi « Dessine-moi une chronique ? »

Parce que c’est venu tout seul (quand je dis que je ne maîtrise pas tout…), et probablement parce que j’étais déjà dans les moutons sans le savoir, que j’adore le Petit Prince, et qu’en ce moment c’est un peu « Questions pour un auteur », genre :

 

 

Ça doit être dur d’écrire un livre, comment on fait ? Tu as toujours voulu être écrivain ?

Mais vous les trouvez comment les idées, vous n’avez pas peur de la page blanche ?

 

Alors j’ai pensé à une autre question :

 

 

Ça raconte quoi, la newsletter d’un écrivain ?

 

(Et puis c’est la question que je me suis posée avant de la commencer, début décembre.)

À cette période, le doute m’a effleuré, de ne pas savoir quoi dire, toutes les semaines, toute l’année… (j’admire ceux qui rédigent des textes quotidiens !). J’ai réfléchi aux thématiques générales, et j’ai regardé dans mes derniers écrits, ceux que j’appelle des flows, les courtes nouvelles écrites dans l’ex-pression.

Bon. La thématique générale, mis à part pour le début avec une nouvelle autrice à Fitou, je n’ai pas eu trop besoin d’y coller (une chronique sur Noël, une sur la galette des Rois…), et les flows que j’avais écrits se trouvaient hors vibration aussi. Exceptés pour deux d’entre eux : la main et les mots, qui ont chacun fait leur chronique.

 

La difficulté d’écrire une newsletter, en ce qui me concerne, est de conserver une certaine… (je n’ai pas le mot). Ce n’est pas de la distance, ni de la politesse, c’est un peu de la pudeur de ne pas déballer tout mon intérieur tout cru comme ça (notre relation est encore un peu jeune) – ce que je veux dire, c’est que l’écriture spontanée ne doit pas être confondue avec une écriture déversoir, en tout cas pas en public, et certains sujets se prêtent mieux à s’habiller d’un personnage, à tramer un roman, ou à être le sujet d’un essai, tout simplement.

Quand l’écriture spontanée, qui est par nature très brute, aborde des thèmes assez violents, ça peut vite devenir explosif – et j’ai envie de faire exploser personne, avec mes chroniques. Voilà, c’est une histoire de délicatesse, en fait, de tact, de mesure. J’ai fini par trouver le mot. Merci.

 

Donc toutes les semaines, une idée sur laquelle construire les mots du soir pour le lendemain – je les fais toujours la veille, pour la spontanéité du flow, justement – je ne fais pas exprès, je n’arrive pas à faire autrement. Et entre deux chroniques, quand je me balade dans les photos candidates, j’ai une bonne dizaine d’idées qui vont et viennent (mais ce soir elles s’étaient toutes envolées).

 

 

Et tu dois noter toutes les idées, non, pour pas les oublier ?

 

Oui et non – mais j’avoue que pour les chroniques, ça faciliterait un petit peu. Mon carnet va reprendre du service : ce sera le carnet à chroniques, ça fera ça de feuilles volantes en moins. Promis, je fais le tri dans ma quinzaine de flows qui s’empilent, et je vous envoie ça pour la suite.

 

 

 

PS : je ne l’ai pas choisie comme image de couverture, mais comme ça fait du bien à entendre et que c’est quand même bien vrai :

 

TEXTE NOIR SUR BLANC TU ES FORMIDABLE

 

Audrey, qui maintenant va mieux qu’il y a une heure, le 22 février 2024

 

 

 

Il était une fois un premier roman…

Découvrir « 3 kg 320, 47 cm »

 

 

Post a Comment